Now Reading
A la découverte de anCnoc

A la découverte de anCnoc

Knockdhu-Distillery-

Aujourd’hui direction les Highland en Ecosse, à la limite du Speyside, pour découvrir une distillerie encore trop peu connue : anCnoc (à prononcer a-nock bien entendu). L’histoire de cette distillerie commence en 1892 lorsque John Morrison (à ne pas confondre avec Jim) acheta des terres à Alexander Duff, duc de Fife. Il découvrit rapidement la présence de sources d’eau pures et claires. Fort de ce terroir où l’orge côtoie la tourbe et profitant de cette eau de qualité, John décida rapidement à construire une distillerie sur ce site. De plus, celui-ci présentait l’avantage d’être situé à proximité du chemin de fer d’Ecosse du Nord, reliant notamment Elgin à Aberdeen.

Knockdhu-home-of-anCnoc-
© Knockdhu

Bâti à partir de granit local, deux alambics permettant de distiller 2500 gallons de whisky (environ 9400 litres) sont installés, les premières gouttes de new make commencent alors à couler dès octobre 1894 et le nom de la distillerie est trouvé : Knockdhu, colline noire en gaélique.

Stills-at-Knockdhu-anCnoc-process-
© Knockdhu

Après de nombreuses péripéties dans son développement, la distillerie ferme ses portes en 1983 avant d’être rachetée par Inver House qui redémarre alors la production en 1989. Pour éviter toute confusion avec Knockando, la distillerie conserve son nom mais change celui de son single malt qui prend le nom de la colline jouxtant la distillerie : anCnoc.

anCnoc-dunnage-warehouses
© Knockdhu

Distillerie moderne à l’époque, la forme allongée et étroite du col des alambics permet de produire un whisky au style léger et fruité, signature encore aujourd’hui de la distillerie. Utilisant principalement des fûts de bourbon et de sherry, une autre particularité de Knockdhu vient du fait que ses chais sont construits avec des murs épais en granit, permettant ainsi de conserver une température stable tout au long de l’année favorisant un vieillissement homogène.

anCnoc-team-Men-of-Knock-
© Knockdhu

Si les méthodes de production n’ont que peu changé, Knockdhu veille à son impact sur l’environnement. Six zones distinctes de 2000 m2 chacune ont ainsi été crées autour de la distillerie afin d’y planter plus de 17 espèces de plantes et de permettre l’installation de multiples insectes, oiseaux et chauves-souris. De plus, l’eau utilisée lors du processus de distillation est traitée sur place puis retourne à la nature afin d’alimenter les plantes.

Casks-at-Knockdhu
© Knockdhu

Si initialement les whiskies produits par Knockdhu étaient tourbés, les évolutions des méthodes de production ainsi que des demandes des consommateurs ont conduit la distillerie à ne produire ensuite que des whiskies non tourbés. Souhaitant rendre hommage à son histoire, une nouvelle référence de whisky anCnoc tourbé a vu le jour en 2003, venant ainsi compléter la gamme.

ancnoc tourbé
© Knockdhu

Alliant des méthodes classiques mais un style résolument moderne, anCnoc se découvre au travers de divers millésimes, via des collaborations avec des artistes mais aussi via sa gamme classique. On retrouve notamment anCnoc 12 ans, embouteillage emblématique de la distillerie au style léger et complexe (et accessible, autour de 49,90€ à La Maison du Whisky), anCnoc 18 ans, assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage et de sherry de second remplissage, un whisky frais, riche et épicé, anCnoc 24 ans, une version gourmande et fruitée issue d’une longue maturation, et anCnoc Peatheart, un voyage fumé et cendré au cœur des tourbières écossaises des Highlands, en édition limitée à 40 ppm (64,90 € à La Maison du Whisky).

ancnoc 12 ans
© Knockdhu

Bref, une distillerie ancrée dans son histoire, des whiskies au style léger et moderne et des références accessibles… que demander de plus ? anCnoc est distribué par La Maison du Whisky en France et est à retrouver chez les cavistes.

© 2019 Speakeasy. Tous droits réservés.

L'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Scroll To Top