Hendrick’s, depuis ses débuts dans l’Ayrshire écossais à la fin des années 90, s’est illustré dans une série d’éditions limitées sorties du Cabinet de Curiosités de Lesley Gracie, sa maître-distillatrice, avec à chaque fois un pied dans l’insolite et l’autre dans la précision technique. Midsummer Solstice, Lunar, Neptunia, Flora Adora, on en a suivi plusieurs ici.
Mais voilà, tout cela restait des éditions limitées temporaires. Et pendant neuf ans, la gamme permanente de Hendrick’s se résumait à une seule bouteille noire.
Cette année, quelque chose change.
Hendrick’s Original, ou l’art d’être reconnaissable dès le premier regard
Avant de parler de la nouveauté, un petit rappel s’impose, car Hendrick’s a construit quelque chose d’assez rare dans l’univers du gin : une identité visuelle et aromatique immédiatement identifiable, même pour quelqu’un qui débute.
La bouteille noire, d’abord. Elle s’inspire des flacons d’apothicaire du XIXème siècle, ces petits contenants mystérieux que l’on trouvait dans les arrière-boutiques des pharmaciens victoriens. Esthétique sombre, étiquette en losange, bouchon de liège : difficile de la confondre avec quoi que ce soit d’autre.

© Hendrick’s Gin
Côté élaboration, Hendrick’s repose sur quelque chose de peu commun : l’assemblage de deux distillats issus de deux alambics différents et rares. Un Bennett, qui apporte corps et richesse, et un Carter-Head, pour la finesse et la légèreté aromatique. Le Carter-Head et son panier à botaniques suspendu, permet aux vapeurs d’alcool de passer doucement au lieu de macérer directement dans le liquide, le résultat est plus délicat, plus aérien. Onze botaniques traversent chacun de ces deux appareils, camomille, sureau, agrumes, épices, racines avant que le tout ne soit enrichi d’infusions de rose et de concombre. Ce duo final, c’est la signature de la maison. Florale, fraîche, décalée par rapport à un gin classique plus centré sur le genévrier.

@ Hendrick’s
Another Hendrick’s : le reflet qui attendait dans l’ombre
La nouveauté s’appelle donc Another Hendrick’s. Premier lancement permanent depuis neuf ans. Et Lesley Gracie, qui a signé des dizaines de créations éphémères au fil des saisons, repart ici d’une page blanche, au sens propre, car le flacon est entièrement blanc, en miroir exact de l’Original noir.
Le geste visuel est limpide. Deux bouteilles qui se répondent, comme l’obscurité et la lumière, le noir et le blanc. On n’est pas loin du symbole du yin et du yang, mais version Ecosse brumeuse et jardin botanique.
Aromatiquement, Another Hendrick’s conserve les fondations : rose, concombre, les onze botaniques, le même procédé d’assemblage, mais Lesley Gracie y a ajouté deux ingrédients choisis après de nombreuses expérimentations : des fèves de cacao du Guatemala et de la fleur d’oranger. L’association peut surprendre, mais elle tient bien. Le cacao apporte une profondeur veloutée en bouche, la fleur d’oranger y glisse une note citronnée et lumineuse, et l’ensemble reste fidèle à l’esprit de la maison : complexe sans être pesant, original sans être démonstratif.

@ Hendrick’s
Le Sgroppino, ou comment finir l’été en beauté
Pour découvrir Another Hendrick’s dans un verre, on vous recommande chaudement le Sgroppino, à mi-chemin entre le dessert et l’apéritif, et qui met parfaitement en valeur les notes rondes et fruitées de cette nouvelle expression.
Voici la recette :
- 3,5 cl de Another Hendrick’s
- 35 g de sorbet citron
- 5 cl de prosecco
- 0,5 cl de crème entière
- 1 rondelle de concombre
Ajoutez le gin, le sorbet citron, la crème entière et 2,5 cl de prosecco dans un bol à mélange. Fouettez jusqu’à ce que le sorbet soit totalement incorporé. Versez dans un verre Nick & Nora, garnissez avec les 2,5 cl de prosecco restants et une rondelle de concombre.

@ Hendrick’s / retouche IA
Another Hendrick’s est disponible dès maintenant en France au prix public indicatif de 36,95 € chez les cavistes.


